MISS VOGUE - Maxie

MISS VOGUE - Maxie

MISS VOGUE - Maxie

La Sartroise possède une beauté singulière, portée par une générosité sans faille.


Interrogée sur son idole de mode, Maxie répond du tac au tac: "Aweng Ade-Chuol!", la mannequin sud-soudanaise passée des camps de réfugiés aux billboards internationaux, victime de harcèlement suite à son coming out.


Du haut de son mètre quatre-vingt-cinq, la Sartroise d'origine est inspirée pour faire bouger les lignes. La majorité révolue, elle s'échappe du cocon familial avec sa meilleure amie pour aller vivre en Australie. Un voyage qui la forgera.

À ne jamais se limiter, à ne pas se soumettre à la pression des réseaux sociaux et à la comparaison, à ne

jamais céder aux injonctions de la société, à foncer avec humilité mais confiance.

Créative née, férue de cinéma, elle cite les réalisateurs démiurges Yórgos Lánthimos ou Nicolas Refn comme références. À 29 ans, elle se dit humaniste et il est vrai que Maxie possède une bienveillance rare , un esprit généreux qui prône un militantisme sans violence et déplore que les algorithmes et les réseaux sociaux aient appuyé sur nos failles narcissiques. "Abonnez-vous plutôt à ce qui vous fait du bien", conseille-t-elle. Ses formes, elle les aime : "La perfection n'existe pas. Les particularités ne sont pas des défauts. J'apprécie chaque détail de moi, mais ça a pris du temps !" Elle pointe le fait que la santé est aussi mentale, que la cellulite n'est pas uniquement le lot de celles qui s'alimenteraient mal. Sur l'industrie de la mode, elle reconnaît le tokénisme qui flotte un peu partout actuellement, et cite les créateurs d'Ester Manas, qui ont fait preuve d'inclusivité dans leurs tailles depuis leurs débuts, loin des engagements de façade. Après le shoot de ce "Miss Vogue", elle cite deux rêves : Le premier, défiler. Pour qui ? "Jacquemus! qu'elle va voir spontanément lors de sa braderie et qui l'invite à lui envoyer son book. Le second, poser en couverture de Vogue, aux côtés d'Ashley Graham, Alva Claire, Jill Kortleve et Paloma Elsesser, ses mannequins fétiches, avec des formes, cool : des vrais supermodels version 2022. Comme cette photo de Vogue Italie signée Ethan James Green où elles sont toutes réunies. C'est son fond d'écran iPhone. Pour se rappeler chaque jour que la singularité en beauté est "belle" et bien partout.


Par Hugo Compain


Source: Miss Vogue

HYPER WOMAN - Déborah Lukumuena

HYPER WOMAN - Déborah Lukumuena

HYPER WOMAN - Déborah Lukumuena

Avec Déborah Lukumuena, tout est hyper. Gérard Depardieu, son partenaire dans «Robuste », de Constance Meyer, est « hyper attentionné », « hyper bienveillant ». (...) «Gérard m'a considérée comme son égale. Il m'a inspiré un plaisir dans le déséquilibre. Il savait qu'il m'impressionnait, mais il n'en a jamais joué. Attention, il a son caractère, il faut savoir rugir face à lui.» Ça tombe bien, rugir ne lui fait pas peur.


Déborah Lukumuena a fait une entrée en fanfare dans le cinéma français il y a cing ans. Sa performance dans « Divines», de Houda Benyamina, lui a permis, à 22 ans, de remporter le césar de la meilleure actrice dans un second rôle, faisant d'elle la plus jeune actrice à remporter le trophée. Depuis, duhaut de son 1,77 mètre, elle avance à pas de géant. Si elle reconnaît être venue tard au cinéma, s y être intéressée en regardant la série «Les Tudors», avec l'irrésistible Jonathan Rhys-Meyers, Déborah Lukumuena s'est imposée par sa présence.


« Mon corps, mon outil de travail. Il n'est pas dans les normes mais il est là, une pâte à modeler et je m'en sers comme ça.» Un caractère bien trempé, rebelle et décomplexé, une éducation stricte prodiguée par une mère congolaise qui a élevé seule ses cinq enfants, dans l'Essonne. Déborah revendique avec fierté sa double culture «Entendre le lingala influe dans ma manière de parler français, dans le rythme et dans l'énergie que je dégage.»


Après le césar, elle s'est inscrite au Conservatoire pour apprendre tout en jouant seule en scène le roman «Anguille sous roche», d'Ali Zamir. Une expérience étalée sur trois années qui lui a fait gagner en maturité. On connaît la suite : le succès des «Invisibles», avec Corinne Masiero, « une femme qui m'a rappelé qu'il fallait garder le cœur brûlant et vif».


À la veille du tournage de «Toutes pour une», le prochain film de Houda Benyamina qui adapte «Les Trois Mousquetaires» au féminin, Déborah Lukumuena semble confiante.


Par Françoise Delbelcq


Source: Elle Culture

Caroline Ida Ours, la sexagénaire devenue mannequin lingerie qui fascine les femmes de sa génération

Caroline Ida Ours, la sexagénaire devenue mannequin lingerie qui fascine les femmes de sa génération

Caroline Ida Ours, la sexagénaire devenue mannequin lingerie qui fascine les femmes de sa génération

Ancienne commerciale, maintenant mannequin et surtout une des égéries de la campagne de lingerie Darjeeling.

"Son apparition récente en ensemble deux-pièces a suscité un torrent d'enthousiasme sur les réseaux."


Caroline Ida Ours raconte dans cet article comment elle bataille depuis quatre ans pour que son corps vieillissant prenne la lumière. «On oublie souvent que la vie peut s’arrêter à tout moment, c’est une chance de vieillir. Mais quand on prend de l'âge, on n’a plus vraiment de repère, donc ça fait un peu peur. La presse féminine ne parle pas de nous. Au mieux, on va nous montrer Jane Fonda. Je l’adore, mais je ne m’identifie pas à elle, je fais un 44.»

Elle parle «d'un combat» qui s'est imposé à elle à l'âge de 57 ans, après une rupture d’anévrisme qui l’a coupée dans son élan professionnel. Du jour au lendemain, elle quitte son poste de commerciale qu'elle occupait depuis sept ans au sein d'une marque de sacs à main. «Je voulais faire quelque chose qui m’appartienne».


Elle commence à se raconter dans un blog, puis migre sur Instagram où, peu à peu, le jeu de l’influence entre dans sa vie. On l'encourage, on l'applaudit, on la complimente. «J’ai fait beaucoup de collaborations gratuites, mais rien avec les marques de mode, elles ne voulaient pas travailler avec moi.» Cela l’agace. L'aspirante mannequin affine sa prise de parole, se montre sans maquillage, en maillot de bain, prône le self love, se dit à l’aise avec son corps qu’elle entretient comme «un moteur».


Source: Madame Figaro

Y a-t-il véritablement un marché pour les mannequins grande taille en France ?

Y a-t-il véritablement un marché pour les mannequins grande taille en France ?

Y a-t-il véritablement un marché pour les mannequins grande taille en France ?

A sa création en 2003, l'Agence Plus regroupe des profils pour les essayages de grandes tailles des enseignes de prêt-à-porter. Peu à peu, Sylvie Fabregon développe le département pour que ses modèles puissent aussi faire de la publicité. Un pari qui s'avère payant aujourd'hui où les marques tentent de montrer patte blanche sur la grossophobie. Il a pourtant fallu attendre un changement de mentalité en France. La directrice admet sans peine que "ça part déjà de la société, de ses tendances. Et les clients se calent sur la société".


Aujourd'hui, l'Agence Plus compte 200 profils plus size, des hommes, des femmes de tous les âges. Mais quand on lui parle des marchés britannique et américain où des dizaines d'agences dédiées au plus size prospèrent, Sylvie Fabregon balaie la question d'un revers de la main "C'est incomparable".


Cet accueil timide en France des mouvements bodypositive et bodyneutral se reflète dans les représentations publicitaires et médiatiques des personnes grosses - ou leur absence de représentation.


Source : Madmoizelle